04.04.2007

Indemnité multipliée par dix pour les député non réelus : le MPF dénonce

60 mois d’indemnités parlementaires contre 6 mois auparavant  : les députés qui ne retrouveront pas leur siège au soir du second tour des législatives, le 17 juin prochain, seront désormais les mieux lotis des chômeurs …

Cette mesure a été prise par un arrêté discret du Bureau de l'Assemblée nationale. Seule une poignée de sites tels que celui du journaliste John-Paul Lepers, LaTéléLibre.fr, ou quelcandidat.com ont relayé l’information parue dans le Canard Enchaîné le 7 février dernier. Du côté des politiques, Guillaume Peltier, porte-parole de Philippe de Villiers (MPF), dénonce une mesure "indécente".


L’indemnité des députés sortants demeure inchangée : 5400,32 euros bruts par mois durant les six premiers mois en cas de non retour à l’emploi d’origine. Mais au-delà, ils continueront de percevoir une indemnité.

Du second au quatrième trimestre, elle sera réduite de 10 % chaque trimestre. Puis, du 24e au 60e mois, l’indemnité diminuera de 5 % tous les six mois. 5 ans après sa défaite, un député touchera  ainsi 20 % de l’indemnité de base, soit 1080 euros brut mensuels. Pour abonder ce nouveau système, une cotisation équivalente à 0,5 % de l’indemnité de base des députés a été créée.

Cette loi a pour but d’aider les députés qui n’appartiennent pas à la fonction publique à retrouver un emploi. Elle a été votée à l'unanimité par tous les groupes parlementaires : UMP, UDF, PS et PCF.

Pour Guillaume Peltier, le porte-parole du Mouvement pour la France (MPF) de Philippe de Villiers, cette loi risque de creuser le fossé entre la population et les élus politiques.

Source : Plusnews.fr 

Les commentaires sont fermés.