03.01.2007
Sarkosy : un Ayatollah à la tête du parti de gouvernement de France (UMP)
Sur son site Internet, Jérôme RIVIERE, député UMP de Nice, candidat aux élections Législatives de Juin 2007 et Municipales de 2008 à Nice, publie une interview qu'il a accordé au journal Minute. Il dénonce la lâcheté de la majorité à laquelle il appartient sur le sujet de l'Islam. Selon lui, Nicolas SARKOZY et ses troupes trahissent leurs concitoyens et renient notre identité et notre culture.
Une grande mosquée à Nice ? Le sénateur-maire UMP de la ville, Jacques Peyrat, et le président UMP du conseil général des Alpes maritimes, Christian Estrosi, y travaillent. Mais sans tenir compte de l’avis de la population. Ce qui provoque la colère de Jérôme Rivière, 42 ans, député de la première circonscription de Nice, membre du CNI (Centre national des indépendants) et de… l’UMP ! Pour « Minute », il accepte de vider son sac.
Minute : Pourquoi ce projet de grande mosquée vous met-il hors de vous ?
Jérôme Rivière : À mon sens, le problème principal, c’est celui de la place de l’Islam en France. Je considère aujourd’hui que l’Islam, avec la place grandissante qu’il prend dans notre culture, que ce soit dans les lieux publics ou à l’école, est un sujet qui inquiète nos concitoyens. À partir de là il doit y avoir débat lorsqu’il s’agit de la construction d’une mosquée. Or il a lieu dans la rue, au travail, en famille, mais en revanche nous n’avons pas ce débat sur le plan politique. Pourtant ce débat n’est pas seulement cultuel, il est aussi culturel, social et politique… Et les politiques doivent poser des questions aux électeurs pour se forger une vraie opinion sur le sujet. Il faut donc consulter les Niçois et les Niçoises en organisant un référendum.
Minute : Apparemment le maire Jacques Peyrat et le président du conseil général Christian Estrosi ne l’entendent pas de cette oreille ?
J.R : À Nice, on a une demande récurrente d’un certain nombre d’associations, qui se disent représentatives des musulmans, qui veulent construire une mosquée. Il y a le président du conseil général Christian Estrosi, qui a posé le débat en disant, “ben oui après tout il faudrait une mosquée à Nice”. Et vous avez le maire, Jacques Peyrat, qui a mis sur pied un comité de pilotage pour l’implantation d’un lieu de culte musulman à Nice et qui a affirmé qu’il n’était pas hostile à la construction d’une grande mosquée. Or tout ça me pose problème. Des associations cultuelles qui s’organisent pour avoir un lieu de culte, je n’ai absolument rien contre, c’est le principe du libre respect des pratiques des uns et des autres, ça concerne les croyances de chacun. En revanche, l’implantation d’une grande mosquée ne me paraît pas uniquement relever de la religion, mais aussi du domaine culturel et identitaire. Je considère donc que l’on doit consulter nos concitoyens, par voie de référendum, pour leur demander si demain ils souhaitent la création d’une mosquée avec ses minarets sur Nice.
Minute : Et pourquoi les musulmans n’auraient-ils pas droit à une grande mosquée ?
J.R : On trouve déjà des dizaines de lieux de prières à Nice, il y a ce qu’on appelle l’Islam des caves, je sais qu’il y a des associations musulmanes qui louent à l’office HLM des espaces pour pratiquer leur religion, tout ça me paraît normal, c’est la liberté des convictions. Mais construire une grande mosquée, imposer aux Niçois une architecture
monumentale, moi je considère ça comme un étendard de l’Islam, c’est affirmer quelque chose de très fort, et c’est pourquoi je considère que les Niçois doivent être consultés. C’est un sujet qui n’est pas neutre. Prenez l’exemple de l’église orthodoxe de Nice. Un siècle après sa construction, elle est toujours un enjeu de débat entre Jacques Peyrat et l’administration russe de monsieur Poutine. On ne peut donc pas pas construire une mosquée sans concertation. Cela serait offrir un étendard à l’Islam, et l’on sait qu’il y a une partie de l’Islam qui s’appuie sur un projet politique conquérant. Mais avec son comité de pilotage, Jacques Peyrat ne veut pas porter le débat sur la place publique, c’est un débat d’initiés, les gens sont tenus à l’écart. À mon avis, si on ne veut pas consulter les Niçois, c’est qu’on craint leur réponse.
Minute : Se posent également le problème du financement et l’éventuelle ingérence de pays islamistes ?
J.R : Regardez à Lille, c’est la Libye qui va financer les frais de fonctionnement de la mosquée à hauteur de 330 000 euros par an. Moi, je suis totalement opposé au fait qu’un état étranger puisse financer une institution religieuse, voire politico-religieuse. Comment s’assurer que cet argent n’a pas un but subversif ? Sur ce point, Estrosi emboîte le pas de Sarkozy, qui veut s’attaquer à la loi de 1905, qui sépare État et religion. L’objectif de Sarkozy est visiblement de modifier cette loi pour que l’État français puisse financer des mosquées ! Moi je suis stupéfait par ces gens qui se réclament de De Gaulle, qui parlent du Général toutes les 4 secondes, et qui n’hésitent pas à trahir la définition de l’identité française. Le Général disait, “ Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine, et de religion chrétienne.” Je suis fasciné par ces gens qui se réclament du gaullisme et qui en trahissent l’héritage. Aujourd’hui ils renient totalement notre histoire et notre culture.
Minute : À vous entendre, on comprend que vous êtes déçu par l’UMP ?
J.R : Je suis furieux contre la majorité à laquelle j’appartiens, dans la mesure où nous ne sommes pas allés au bout de nos engagements, surtout les engagements concernant l’immigration. On n’a pas été sérieux. On n’a pas tenu nos promesses. Le plus symbolique, c’est l’aide médicale d’État, qui coûte 800 millions d’euros par an, pour financer les soins des étrangers en situation irrégulière ! Un étranger qui arrive en France caché dans un camion peut être soigné gratuitement. Alors bien évidemment je ne veux pas refuser de soigner les clandestins gravement malades, on n’a pas le droit de laisser mourir quelqu’un, mais il faut supprimer la médecine de confort pour ces gens-là. Dans ce domaine la France en fait trop, elle va au-delà des recommandations de l’Union Européenne. La France est trop bonne fille, trop laxiste, certains immigrés ne la respectent plus. Un exemple ? Dans le journal « Pote à Pote », qui bénéficie d’un soutien financier de l’État, on voit un dessin où un policier blanc, une matraque à la main, qui bave, qui a l’air méchant, s’apprête à frapper un pauvre citoyen de ce qu’on appelle une minorité visible. C’est inadmissible. J’ai donc décidé de saisir la Halde, la haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité. Le racisme antiblanc et le racisme antiflic existent, il faut le dire, il faut les sanctionner.
Minute : Dans ce contexte et dans la perspective des législatives, votre avenir à l’UMP semble compromis ?
J.R : L’UMP n’a effectivement pas souhaité renouveler mon investiture. J’ai voulu créer une aile droite à l’UMP et visiblement cela a déplu à Sarkozy et Estrosi. À ma place ils ont parachuté le directeur de cabinet de Christian Estrosi. Je ne vais pas discuter avec eux, ils font ce qu’ils veulent, ils présenteront ce candidat s’ils ont envie de présenter ce candidat…Ça c’est décidé dans un cadre non démocratique, mais je vais me présenter en tant que membre du CNI, et les électeurs décideront. Ils savent ce que j’ai fait et ce que je veux faire, et l’étiquette de l’UMP ne fait pas tout.
Merci Jérôme RIVIERE.
Nous vous invitons à vous rendre sur son site Internet : http://www.jerome-riviere.fr/
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