28.12.2006
La pratique du "bébé médicament" autorisée en France
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La pratique du "bébé-médicament" constitue une nouvelle étape dans la jeune histoire du DPI. Autorisé par les lois de bioéthique de 1994, ce dernier a commencé à être mis en œuvre en France au début des années 2000. Il consiste à analyser le patrimoine génétique d'embryons conçus in vitro à partir des cellules sexuelles de couples présentant un risque de donner naissance à un enfant atteint d'une maladie génétique grave et incurable.
SOIGNER UNE SŒUR OU UN FRÈRE AÎNÉ
Les embryons porteurs de l'anomalie génétique sont détruits, mais peuvent aussi, depuis peu, être utilisés à des fins de recherches. Environ 150 DPI sont aujourd'hui pratiqués chaque année, en France, par les trois centres autorisés (Paris-Clamart, Strasbourg et Montpellier). Ils aboutissent à une trentaine de naissances.
Le DPI pourra dorénavant être utilisé non seulement pour faire naître des enfants sains dans des familles à risques, mais aussi pour faire naître des enfants correspondant à des caractéristiques biologiques très précises. Il s'agit, dans ce cas, de faire en sorte que ces enfants, au moment de leur naissance, puissent fournir des cellules-souches, prélevées dans le sang du cordon ombilical, afin de soigner une sœur ou un frère aîné souffrant de certaines formes d'affections malignes du sang.
Une telle pratique est d'ores et déjà autorisée en Grande-Bretagne, en Belgique, en Espagne, ainsi qu'aux Etats-Unis. Elle est, en revanche, prohibée dans de nombreux pays européens, parmi lesquels l'Italie et l'Allemagne.
Outre le fait qu'elle marque une nouvelle étape dans le processus de réification de l'embryon humain, les opposants à cette pratique mettent en avant les conséquences psychologiques chez les enfants qui apprendront qu'ils n'ont été conçus et sélectionnés in vitro que dans le but de soigner leur frère ou leur sœur.
L'Agence de biomédecine sera aussi chargée d'autoriser ou non les "déplacements transfrontaliers" d'embryons humains conçus in vitro et conservés par congélation. Il s'agit d'éviter les trafics et, notamment, de faire en sorte que l'AMP ne puisse, sur le sol français, bénéficier à des couples qui ne soient pas composés, comme le veut la loi, "d'un homme et d'une femme en âge de procréer".
22:33 Publié dans Presse-médias | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : P2V, JPF, de Villiers, présidentielles 2007, recherche, embryon













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